Dialogues
au cur de la quête
De
la prison affective à la liberté d'être
Un
livre de Thierry Vissac
À
l’ère d’Internet, je suis souvent sollicité par email,
à la suite d’une rencontre ou d’un atelier, pour répondre
à des questions ou affiner un regard sur les situations
de la vie quotidienne.
Les
tourments de l’expérience humaine sont si semblables,
dans le fond, qu’il m’a semblé intéressant, à la relecture
de centaines de dialogues, d’en proposer quelques-uns
à mes lecteurs afin de leur donner des références concrètes,
si souvent demandées, pour ce que j’ai appelé : « l’atelier
du quotidien ».
Ces
courts témoignages personnels, ces interrogations parfois
déchirantes, sont à la fois uniques dans leur expression
et universels dans leurs fondations.
C’est
un voyage de l’âme dans le périple humain, ses complications
et ses découvertes, ses enfermements et ses prises de
conscience, ses mystères et ses évidences. Je souhaite
que ces quelques paroles laissent une trace lumineuse
dans les consciences qui éclaire le véritable stage/atelier
de notre existence : la vie quotidienne.
Peinture
©
Soline
Extraits :
Que reste-t-il lorsque la quête affective cesse ?
Il reste la possibilité de trouver en soi ce que l'on cherchait partout ailleurs. La recherche de compensations est semblable à la quête de miettes quand la vie nous offre sa totalité dans le cœur. La difficulté réside dans l'habitude de chercher au dehors ce que l'on n'envisage même pas au-dedans.
D’accord, j’accepte de ne plus chercher un compagnon à tout prix mais je ne me sens pas mieux pour autant !
Tant que la croyance que le bonheur vient de l'autre (un prince charmant ou simplement « quelqu'un qui me comprendra ») est vivante, ta quête restera active en toi. Mais au lieu de contourner cette racine, si tu « restes avec » sans te perdre dans ses branches et ramifications, tu la verras se dissoudre un jour. C'est une sorte d'ascèse en soi, elle est salutaire. De manière générale, j'invite à la rencontre brute avec ce qui se joue en nous, au-delà de nos vœux et de l’activité mentale. C’est dans ce creuset intérieur que se nouent et se dénouent nos quêtes.
Je vais vérifier ta proposition de trouver le trésor en soi plutôt que de courir partout à l’extérieur.
C'est une bonne direction. La seule valable à long terme. Tu es à un stade de ta vie où la maturation de ta quête spirituelle doit conduire à réaliser que « seul, tu n'es pas rien ».
Je suis perdu face à la réalité de l'amour dans un couple, je ne sais plus ce que c'est. Comment sait-on que l'on a envie d'être avec quelqu'un lorsqu’on vit consciemment?
Être avec quelqu'un ou non n'est pas la question essentielle. Nous sommes tous à un moment donné confrontés à cette folie de la quête affective qui fonde l’existence sur l'autre. L'envie d'être avec quelqu'un ne devrait pas être un besoin vital. Sinon, nous sommes dans la quête affective, tous les choix sont faussés et les conséquences écrites. Quand le désir de partager sa vie avec quelqu’un est aussi naturel qu'être avec, il n'y a pas d'emprise, pas de peur de perdre. Quand tu auras découvert que ta vie ne repose pas sur un autre mais qu'elle peut s’appuyer sur tes propres fondations intérieures, tu commenceras à y voir plus clair.
Ceci dit, je comprends tout à fait ta douleur, elle est, sur un certain plan, une des plus intenses qu'un être humain puisse vivre, parce qu'elle touche aux racines de la quête affective. Et quand l'épreuve est à son paroxysme, il n'y a qu'à la vivre au mieux, ce qui ne garantit pas le confort mais au moins permet d'accepter. Je n'ai pas le pouvoir de changer ce qui t'arrive ni de l'adoucir. Tu dois avoir conscience également qu'il existe des millions de personnes dans le monde qui souffrent de choses beaucoup plus dramatiques.
143
pages 13,5 x 20,5 cms broché dos carré-collé cousu
ISBN-13
: 978-2-914800-14-3
Prix
de vente public TTC : 12 € Edition :
Edition
: Janvier 2010
Auteur
: Thierry Vissac